Salaire pour chef de projet énergies renouvelables

35 000 € – 70 000 €

MétierSalaire annuel (brut) Salaire mensuel (net)
Chef de projet énergies renouvelables junior35 000 € à 45 000 €2 188 € à 2 813 €
Chef de projet énergies renouvelables senior45 000 € à 70 000 €2 813 € à 4 375 €
Source : Voluntae, Février 2024

Le métier en 5 questions

Quels types de projets un chef de projet ENR pilote-t-il concrètement ?

Il peut piloter l’installation d’une centrale photovoltaïque au sol ou en toiture, le développement d’un parc éolien terrestre ou offshore, la construction d’une centrale hydraulique ou d’une unité de méthanisation. Chaque type de projet a ses spécificités techniques et réglementaires, ce qui pousse beaucoup de professionnels à se spécialiser sur une filière après quelques années d’expérience polyvalente.

Quelle est la durée typique d’un projet ENR de la conception à la mise en service ?

Un projet éolien terrestre prend généralement cinq à huit ans entre le début du développement et la mise en service, en raison des études préalables, des procédures d’autorisation et des recours juridiques possibles. Un projet photovoltaïque de petite taille peut aboutir en un à deux ans. Le chef de projet doit donc savoir gérer des horizons temporels très différents selon les filières.

Quelles sont les principales contraintes réglementaires à maîtriser ?

Les autorisations d’urbanisme (permis de construire), les études d’impact environnemental, les consultations publiques et les raccordements au réseau électrique (procédures ENEDIS ou RTE) sont les principales étapes réglementaires. La réglementation évolue régulièrement, notamment avec les objectifs de la loi APER et les appels d’offres de la CRE pour les installations bénéficiant d’un soutien public.

Les compétences acquises dans les ENR sont-elles transférables à d’autres secteurs ?

Oui. La gestion de projet complexe, la maîtrise des procédures d’autorisation et la capacité à coordonner de nombreux acteurs sont des compétences transférables à d’autres secteurs d’infrastructure : eau, déchets, construction, aménagement territorial. Certains profils évoluent également vers le financement de projets ou la gestion d’actifs énergétiques.

Le secteur des ENR offre-t-il de bonnes perspectives d’emploi en France ?

Oui, la demande est très forte et en croissance régulière. La France a des objectifs ambitieux de développement des ENR à horizon 2030 et 2050, ce qui génère un besoin massif de profils techniques et de chefs de projet. L’Ademe et les syndicats professionnels (SER, FEE) anticipent plusieurs dizaines de milliers de recrutements dans la filière au cours des prochaines années.