Fiche métier : conseiller à la sécurité
Le conseiller à la sécurité est chargé d’identifier les risques liés aux opérations logistiques et de mettre en place des mesures de prévention pour protéger les personnes, les marchandises et les installations. Il intervient sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, de la réception au transport, en veillant au respect des réglementations nationales et internationales. Il est désigné dans la réglementation sous l’appellation de conseiller à la sécurité pour le transport de marchandises dangereuses.

Les missions
Le conseiller à la sécurité élabore et déploie les politiques de sécurité logistique de l’entreprise : évaluation des risques liés au transport, au stockage et à la distribution, contrôle de la conformité réglementaire, réalisation d’audits opérationnels. Il recommande des améliorations lorsque des écarts sont constatés et assure la formation des équipes aux bonnes pratiques.
Il coordonne la gestion des incidents et accidents logistiques en collaboration avec les autorités compétentes et les équipes d’urgence. Il rédige des rapports d’audit annuels, maintient une veille réglementaire constante et contribue à l’amélioration continue des procédures de sécurité au sein de l’organisation. Cette liste est non exhaustive.
Les compétences
Le conseiller à la sécurité doit maîtriser la réglementation relative au transport de marchandises dangereuses (ADR pour la route, RID pour le rail, IMDG pour le maritime) et les exigences légales en matière de sécurité des installations de stockage. Des compétences en gestion des risques et en conduite d’audit sont indispensables.
La rigueur, l’attention aux détails, l’autonomie dans la prise de décision et une excellente capacité à communiquer avec des interlocuteurs de niveaux hiérarchiques variés sont des qualités attendues. La maîtrise de l’anglais est un atout pour les structures opérant dans des contextes logistiques internationaux.

Le conseiller à la sécurité est un profil structurant pour les entreprises qui transportent ou manipulent des marchandises dangereuses. Sa valeur ne se mesure pas en l’absence de problèmes, mais dans la qualité des plans de prévention qu’il met en place. Avec les réglementations qui se renforcent à l’échelle européenne et internationale, ce poste n’est plus une option pour les acteurs logistiques sérieux.
Pierre-Gilles Bouquet
Fondateur de Voluntae
La formation
Le poste est accessible avec un BUT ou un Master dans des domaines tels que la logistique, la gestion des risques ou la sécurité industrielle. Pour les missions liées aux marchandises dangereuses, une formation agréée par le ministère des Transports et un examen spécifique délivrent le titre officiel de conseiller à la sécurité, obligatoire pour exercer.
Des certifications professionnelles comme la certification CLSP (Certified Logistics Security Professional) valorisent le profil sur le marché. Une expérience préalable dans la logistique ou la gestion de la sécurité est souvent attendue, de même qu’une formation continue pour rester à jour face aux évolutions réglementaires nationales et européennes.
Les évolutions
Avec de l’expérience, le conseiller à la sécurité peut évoluer vers des postes de directeur de la sécurité logistique, responsable QSE (Qualité, Sécurité, Environnement) ou directeur de la chaîne d’approvisionnement dans des structures de taille importante.
D’autres trajectoires s’ouvrent vers la spécialisation dans la sécurité des transports internationaux, des opérations maritimes ou des entrepôts à risques spécifiques (chimiques, pharmaceutiques). Ces spécialisations offrent des perspectives de carrière et des niveaux de rémunération plus élevés dans des secteurs réglementés.
Salaire pour conseiller à la sécurité
30 000 € – 70 000 €
| Métier | Salaire annuel (brut) | Salaire mensuel (net) |
|---|---|---|
| Conseiller à la sécurité junior | 30 000 € à 40 000 € | 1 875 € à 2 500 € |
| Conseiller à la sécurité senior | 40 000 € à 70 000 € | 2 500 € à 4 375 € |
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Le métier en 5 questions
Le titre de conseiller à la sécurité est-il obligatoire en France ?
Oui, pour les entreprises qui chargent, déchargent, emballent ou transportent des marchandises dangereuses par route, rail ou voie navigable, la nomination d’un conseiller à la sécurité est obligatoire en vertu du règlement ADR/RID/ADN. Ce conseiller doit détenir un certificat de formation professionnelle délivré après réussite d’un examen organisé par les pouvoirs publics, renouvelable tous les cinq ans.
Quelle est la différence entre un conseiller à la sécurité et un responsable QHSE ?
Le responsable QHSE couvre un périmètre plus large : qualité des processus, hygiène, sécurité des personnes et environnement, dans une logique de conformité globale et de certification (ISO 9001, ISO 14001). Le conseiller à la sécurité est un expert spécialisé dans les risques liés au transport et à la manipulation des marchandises dangereuses. Dans les entreprises logistiques, les deux rôles peuvent coexister ou être portés par la même personne.
Dans quels secteurs ce profil est-il le plus recherché ?
Les secteurs les plus demandeurs sont la chimie, la pharmaceutique, le pétrole et le gaz, l’industrie manufacturière, les opérateurs de transport et les plateformes logistiques. Les prestataires de services logistiques (3PL) qui gèrent des flux de marchandises classifiées ADR recrutent régulièrement ce type de profil pour répondre à leurs obligations réglementaires et éviter tout risque d’accident ou d’infraction.
Quelles sont les principales réglementations à connaître ?
L’ADR (Accord européen relatif au transport international des marchandises Dangereuses par Route) est la référence principale pour le transport routier. Le RID s’applique au ferroviaire, l’IMDG au maritime et l’IATA au transport aérien. En France, la réglementation nationale transpose ces textes internationaux. Le conseiller à la sécurité doit également connaître le code de l’environnement pour les aspects stockage et le règlement REACH pour les substances chimiques.
Peut-on être conseiller à la sécurité à titre externe pour plusieurs entreprises ?
Oui, c’est une pratique courante, notamment dans les PME qui ne disposent pas des volumes suffisants pour justifier un poste interne à temps plein. Le conseiller à la sécurité externe intervient en mode prestataire ou consultant, réalise les audits réglementaires, rédige les rapports annuels et accompagne l’entreprise en cas de contrôle ou d’incident. Cette forme d’exercice permet de diversifier les contextes et de développer une expertise sectorielle large.