Salaire pour consolideur

35 000 € – 80 000 €

MétierSalaire annuel (brut) Salaire mensuel (net)
Consolideur junior35 000 et 50 000 €2 188 à 3 125 €
Consolideur senior50 000 et 80 000 €3 125 à 5 000 €
Source : Voluntae, Mai 2024

Le métier en 5 questions

Quelle est la différence entre un consolideur et un comptable général ?

Le comptable général tient la comptabilité d’une entité unique et prépare les comptes sociaux (bilan, compte de résultat selon le PCG). Le consolideur travaille sur plusieurs entités simultanément pour produire les états financiers consolidés du groupe selon les normes IFRS. Les deux métiers partagent des bases communes, mais la consolidation exige une maîtrise supplémentaire des normes internationales et des techniques d’agrégation multi-entités.

La consolidation interne et externe sont-elles très différentes dans la pratique ?

En cabinet, le consolideur travaille pour plusieurs clients différents et doit s’adapter à des référentiels et des outils variés. En interne, il développe une connaissance approfondie du périmètre du groupe et de ses spécificités. Les deux exercices sont complémentaires : la plupart des consolideurs seniors ont transité par le cabinet avant de rejoindre un groupe.

IFRS 16 est-elle la norme qui a le plus impacté le métier ces dernières années ?

C’est l’une des plus structurantes récentes avec IFRS 9 et IFRS 15. IFRS 16 a imposé de comptabiliser tous les contrats de location au bilan (droits d’utilisation et dettes de loyers), modifiant profondément les indicateurs financiers des groupes. Son application a nécessité un travail important de recensement des contrats et de paramétrage des outils de consolidation.

Le métier de consolideur est-il accessible en reconversion depuis la comptabilité générale ?

Oui, c’est une évolution naturelle pour un comptable général expérimenté. Le passage par une formation IFRS (DipIFRS, modules spécialisés DSCG) et idéalement une expérience en cabinet d’audit permet de combler les lacunes techniques. Les profils issus de la comptabilité générale avec une solide pratique des clôtures et d’Excel avancé intègrent bien le métier de consolideur.

La rareté des bons profils consolideurs est-elle réelle sur le marché de l’emploi ?

Oui, c’est une réalité documentée. La combinaison de compétences requises (normes IFRS, outils spécialisés, rigueur analytique, anglais) est peu fréquente. Les recrutements se font souvent via des cabinets spécialisés en finance. Les consolideurs confirmés sont peu en recherche active et se positionnent en profils passifs, ce qui renforce leur rareté sur le marché.