Salaire pour gestionnaire de copropriété

25 000 € – 60 000 €

MétierSalaire annuel (brut) Salaire mensuel (net)
Gestionnaire de copropriété junior25 000 € à 35 000 €1 625 € à 2 275 €
Gestionnaire de copropriété senior35 000 € à 60 000 €2 188 € à 3 750 €
Source : Voluntae, Mai 2024

Le métier en 5 questions

Faut-il une carte professionnelle pour exercer comme gestionnaire de copropriété ?

Oui, la carte professionnelle G (gestion immobilière) délivrée par la CCI est obligatoire pour exercer en tant que syndic professionnel, en vertu de la loi Hoguet. Elle est obtenue sur présentation d’un diplôme reconnu ou d’une expérience validée, et doit être renouvelée tous les trois ans avec justification d’une formation continue. Sans elle, il est impossible d’exercer légalement la gestion de copropriété pour le compte de tiers.

Quelle est la différence entre un gestionnaire de copropriété et un gestionnaire locatif ?

Le gestionnaire locatif administre les biens d’un propriétaire individuel vis-à-vis de ses locataires : baux, loyers, états des lieux. Le gestionnaire de copropriété représente le syndicat collectif des copropriétaires et gère les parties communes de l’immeuble : charges, travaux, assemblées générales, règlement intérieur. Les deux exercent dans l’immobilier mais avec des mandants, des actes et des interlocuteurs très différents.

Combien de copropriétés un gestionnaire gère-t-il en général ?

En cabinet, un gestionnaire gère en moyenne entre 15 et 30 copropriétés selon leur taille et leur complexité. Une grande copropriété de plusieurs centaines de lots peut mobiliser un gestionnaire à plein temps. Les structures de taille modeste (10 à 50 lots) permettent de gérer un portefeuille plus large. La charge de travail est aussi liée à l’état du parc : les copropriétés en difficulté ou en travaux importants sont bien plus chronophages.

Comment se passe une assemblée générale de copropriété ?

L’assemblée générale réunit chaque année l’ensemble des copropriétaires. Le gestionnaire prépare l’ordre du jour, les comptes de l’exercice passé, le budget prévisionnel et les contrats à renouveler. Il anime la réunion, soumet les résolutions au vote selon les règles de majorité (article 24, 25, 26 de la loi de 1965) et rédige le procès-verbal. La capacité à maintenir un dialogue serein entre copropriétaires aux intérêts parfois opposés est une compétence essentielle pour ce poste.

La réglementation sur les copropriétés est-elle en évolution ?

Oui, de façon significative. La loi ELAN de 2018 a réformé en profondeur la gouvernance des copropriétés. La loi Climat et Résilience impose des plans pluriannuels de travaux (PPT) et des obligations de rénovation énergétique pour les immeubles énergivores. Le DPE collectif est désormais obligatoire pour les copropriétés de plus de 200 lots. Le gestionnaire doit maintenir une veille réglementaire constante pour conseiller les syndicats de copropriétaires.