Salaire pour gestionnaire locatif

30 000 € – 50 000 €

MétierSalaire annuel (brut) Salaire mensuel (net)
Gestionnaire locatif junior30 000 € à 35 000 €1 950 € à 2 275 €
Gestionnaire locatif senior35 000 € à 50 000 €2 275 € à 3 250 €
Source : Voluntae, Avril 2024

Le métier en 5 questions

Faut-il une carte professionnelle pour exercer comme gestionnaire locatif ?

Oui, pour agir en tant que mandataire d’un propriétaire, la carte professionnelle G (gestion immobilière) délivrée par la CCI est obligatoire en France en vertu de la loi Hoguet. Elle est obtenue sur présentation d’un diplôme reconnu ou d’une expérience professionnelle validée. Sans cette carte, il est impossible d’exercer légalement la gestion locative pour le compte de tiers.

Quelle est la différence entre un gestionnaire locatif et un gestionnaire de copropriété ?

Le gestionnaire locatif gère les relations entre propriétaires bailleurs et locataires : baux, loyers, états des lieux. Le gestionnaire de copropriété administre les parties communes d’un immeuble collectif : assemblées générales, charges, travaux votés en copropriété. Les deux métiers relèvent de la gestion immobilière mais avec des interlocuteurs et des actes juridiques différents.

Comment un gestionnaire locatif gère-t-il les impayés de loyer ?

La démarche commence par une relance amiable dès le premier retard. Si le locataire ne régularise pas, une mise en demeure par lettre recommandée est envoyée. En cas d’échec, la procédure contentieuse peut être engagée : commandement de payer par huissier, puis saisine du tribunal d’instance. Une assurance loyers impayés (GLI) souscrite en amont permet de sécuriser les revenus du propriétaire tout au long du processus.

Dans quels types de structures travaille un gestionnaire locatif ?

On le retrouve principalement dans les agences immobilières, les cabinets d’administration de biens, les bailleurs sociaux (OPH, ESH) et les foncières privées. Certains grands groupes disposent de services internes de gestion locative. Le secteur du logement étudiant (résidences gérées) et les plateformes de location meublée constituent également des employeurs émergents pour ce profil.

Quelles sont les principales évolutions réglementaires à connaître ?

La loi ALUR de 2014, la loi Élan de 2018 et plus récemment la loi Climat et Résilience ont profondément modifié les règles locatives : encadrement des loyers dans certaines villes, obligations de DPE, interdiction progressive de louer des passoires thermiques. Le gestionnaire locatif doit maintenir une veille juridique constante pour conseiller les propriétaires et éviter tout risque de mise en cause.